Critiques/Reseñas

La Maladie de la jeunesse (au théâtre de La Tempête)

Publié dans La Galérie du Spectacle

Prenez sept jeunes acteurs surdoués (on préfère le souligner dès le début: ils sont jeunes et ils sont surdoués), confiez-les aux bons soins de Philippe Baronnet (qui avait déjà présenté à La Tempête cet extraordinaire match verbal de ping-pong/échecs que fut Bobby Fischer vit à Pasadena). Puis, laissez-les rentrer dans la salle avant le public. Garanti : quand les premiers spectateurs arriveront, ils auront déjà mis l’ambiance. C’est la fête dans la résidence de jeunes étudiants de l’École de médecine et il y a de quoi fêter: Marie passera son examen, Désirée a toujours des nouvelles amours, Irène reste sage mais le jeune poète Petrell, alias ‘Minou’, s’occupera de la question. Même si lui il est l’amoureux de Marie qui ne veut pas céder aux avances de Désirée (qui voit en elle sa sœur-amante), ni de Fréder, cette sorte de Méphistophélès cohérent jusqu’aux os avec son cynisme et donc charmant, qui a séduit la naïve Lucy. Compliqué à démêler ? Peu importe, ils sont jeunes (déjà dit), beaux et pleins d’énergie (on parle ici des personnages et des comédiens), c’est le moment de la joyeuse déconnade.

 

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Olivier Allard

 

Quand on parle de La Maladie de la Jeunesse, et en général de l’œuvre de Ferdinand Bruckner, on a une certaine tendance à s’apitoyer sur cette génération égarée entre le souvenir des carnages de la Grande Guerre et les ombres qui planaient sur les espoirs de la république de Weimar. Un des plus grands mérites de la mise en scène de Baronnet est justement refuser ce regard condescendant et faire la place presque à l’admiration bienveillant. Grâce à la fraîcheur de la troupe (est-ce qu’on vous à déjà dit qu’ils sont jeunes ?), à tous les risques de l’interaction avec le public, à l’humour comme arme (qui s’utilise surtout contre soi-même) et à des procédures dramatiques osées (répétition de scènes et même du rebobinage en temps réel, sérieux !), Baronnet s’éloigne du ton moraliste du type « ah ces jeunes, ils vont finir mal, les pauvres » et évite le piège d’inscrire le désarroi de la jeunesse exclusivement dans le contexte historique et géographique de l’Europe d’entre-guerres.

… la suite sur La Galérie du Spectacle

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