Critiques/Reseñas

Élise ou La vraie vie, à la Manufacture des Abbesses.

publié dans LA GALERIE DU SPECTACLE

 

Élise ou La vraie vie nous parle d’une époque où les patrons disposaient à leur guise de leurs employés, tous jetables car l’emploi manquait, et il fallait plutôt être reconnaissant.
Une époque d’antan où les ouvriers français accusaient les immigrés de leur voler le travail et en même temps de ne pas vouloir travailler.
Une époque vraiment lointaine où un Arabe ne pouvait pas rentrer dans un café avec sa copine blanche sans attirer des regards de méfiance.
Un temps dépassé quand, invoquant la lutte contre le terrorisme, la police se plaisait à défoncer les portes des immeubles vétustes où habitaient les étrangers.
Une époque heureusement révolue et qui ne ressemble en rien à la nôtre.

Élise ou La vraie vie est comme un pavé jeté lors d’une manif’ : belle, engagée et percutante.elise1-600x400

 

Ne sachant pas dans quel ordre mettre ces trois adjectifs, je coupe des bouts de papier, je les mets dans la poche et j’avance dans l’ordre voulu pour le hasard.

Percutante donc en premier car, dans un décor fait de simples cartons, baigné dans un montage minimaliste de sons mécaniques et de musiques évocatrices, les lumières blanches industrielles deviennent les chandelles de la chambre des amoureux et nous plongent tour à tour dans l’univers des usines déshumanisées et dans les espaces où échappent (enfin, essayent d’échapper) des ouvrier provinciaux de France et d’ailleurs, qui refusent de croire que le travail soit une objectif en soi, un rêve accompli.
Notre Élise est une parmi eux. Arrivée de Bordeaux, elle se voit en Parisienne dans le sens festif du terme avant de découvrir le monde des usines de la banlieue. Seule et monumentale sur scène, Eva Castro donne sa peau incarnant l’héroïne et évite avec maîtrise de tomber dans la caricature de la « rêveuse de province ». Elle nous fait sentir aussi bien l’ambiance gaie des rues parisiennes et, grâce à des chorographies tragi-comiques à la Charles Chaplin dans Temps Modernes, la folie de la chaîne de production. Le désir des amoureux et la peur des militantes en écoutant les pas des flics qui arrivent. Tout en restant dans la première personne de la narration, elle reprend les voix des autres personnages et devient aussi bien le patron, le collègue qui tombe malade et les policiers racistes…

…. la suite dans LA GALERIE DU SPECTACLE

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